Pourquoi le budget cloud est si difficile à construire
Contrairement à un datacenter, le cloud n'a pas de coût fixe. La facture suit l'usage, les nouveaux projets, les migrations, les évolutions de prix et même le taux de change, puisque les tarifs sont souvent fixés en dollars. Prolonger la tendance des derniers mois ne suffit pas : c'est le meilleur moyen de découvrir un dépassement en milieu d'année.
Les trois entrées d'un budget crédible
- Votre run actuel : consommation réelle par application et par environnement, sa tendance et ses saisonnalités.
- Vos projets annoncés : nouvelles applications, migrations vers le cloud, montées en charge, décommissionnements. Chaque annonce est chiffrée (SKU, volumes, environnements prod et non-prod).
- Les leviers et le contexte : savings planifiés (plan de remédiation, réservations), échéances des engagements, évolution des prix et du taux de change USD/EUR.
Un exemple de construction, avec les savings planifiés qui font passer le budget de 6,1 à 5,3 M€, est présenté plus bas sur cette page.
Des scénarios pour décider
Nous construisons plusieurs scénarios (prudent, probable, avec ou sans optimisations) pour que la DSI puisse défendre son budget devant la direction financière, hypothèse par hypothèse, et voir l'impact de chaque décision avant de la prendre.
Un forecast vivant, avec alertes
Une fois le budget voté, le forecast de fin d'année est recalculé en continu à partir des données de billing. Dès qu'un périmètre est parti pour dépasser son budget, son owner est alerté, des mois avant la fin de l'exercice. L'écart est expliqué au SteerCo mensuel. Voir notre page dashboard et alerting.
Les erreurs les plus fréquentes
- Extrapoler linéairement la consommation passée.
- Oublier les environnements non-prod des nouveaux projets.
- Oublier la fin d'une réservation, et le retour au tarif pay-as-you-go.
- Ignorer l'effet du taux de change sur des tarifs fixés en dollars.
- Compter deux fois la même économie dans les savings planifiés.